Penseur d'occasion par Marc Desmedt
Histoire contemporaine
Catégorie: Roman Contemporain
Éditeur: Chloé Des Lys
Format : 123 pages
ISBN : 2874591351
“Un héros”, la tête dans les mains, baissant son chapeau sur les yeux pour se cacher de sa propre image, n’ayant que son cerveau pour capter ses émotions éparpillées entre la douleur des choix, la violence et la force des désirs. Bref, un homme avec une boule au cœur, dont il est autant victime que les autres. L’auteur espère que cette histoire à fleur de conscience troublera de par sa pudeur, son auto dérision, et sa souffrance, le lecteur. Ce qui paraît innocent est grave, ce qui semble humour est désespoir, ce qui semble léger est pensé et subtil. Mais il y a aussi les mots qui sortent comme des bulles de savon des jouets d’enfants. C’est léger, avec plein de reflets qui brillent dans la lumière, ça vous explose sur le bout du cœur, mais ça fait pas mal, et on tape des mains en disant « encore » !
L’écriture est venue assez tard, et sans prétention. Exigence et persévérance ne sont pas toujours suffisantes et c’est la raison pour laquelle j’aurai passé le plus clair de mon temps à encourager les autres jeunes auteurs, laissant souvent mon écriture, si je puis dire ainsi, de côté.
Être un petit peu pessimiste de la vie, pas le genre à s’apitoyer mais plutôt à prendre avec une certaine amertume ce qui m’échappe ; Spectateur de l’égoïsme, de la cruauté, de la violence, de l’indifférence, de toutes ces passions humaines qui ne se satisfont que par la souffrance d’autrui. Voilà ce que je suis, malheureux spectateur, parfois un petit peu aussi acteur…
J’aurais pu rédiger ma biographie dans les règles, utiliser la 3eme personne et parler de mon parcours, mais je ne lui trouve rien de passionnant et d’intelligent .
L’auteur a gagné en mars 2006 le concours international d’écriture sur Writemovies.com
Après un passage obligé par le système de surveillance de l’immeuble, j’arrivai enfin à bon port, tout en haut de la tour. Mya me tendit une boîte avec un nœud bleu et me kamasutra l’oreille, tout en douceur : “Joyeux anniversaire Tex”. Je lui déposai un bref baiser sur les lèvres et la remerciai de cette délicate attention. Après quoi je pris un air un peu embêté et je lui demandai s’il n’était pas trop tard pour que j’aille embrasser son fils Vincent. Elle me sourit et ne répondit pas. Ses yeux avaient cependant un regard d’impatience et je compris que cette vertu, qu’est la patience, n’était peut-être pas aussi féminine que l’on puisse le prétendre.
Vincent n’était pas encore endormi lorsque j’entrai dans sa chambre; il sautait sur le lit et faisait des tourniquets dans l’air avec ses bras, juste avant de les tendre vers moi… Je l’embrassai sur le front. Je lui dis que j’étais venu pour lui raconter une histoire et que j’étais content d’être là, mais il ne le comprit probablement pas.
De la pièce on pouvait entendre Mya fredonner. Les murs ne sont jamais bien épais dans ce type de construction mais je pense que l’on peut trouver quelque chose de rassurant, dans cette intimité de
pacotille.
- Il était une fois dans un pays lointain… Vincent arrête de sauter sur ton lit tu vas niquer les lattes!… Donc je disais: il était une fois dans un pays lointain, où régnait le roi Murphy…
Il se mit à rire, le rire que tous les gamins ont à cet âge.
- Quoi? Ben oui le roi Murphy… Qui régnait sur un peuple composé principalement de joliesses, qui n’avaient d’yeux que pour lui.
Vincent s’allongea sur le dos, les mains croisées derrière la tête, tandis que moi je gardai la pose du conteur dont on ne peut se lasser.
- C’est quoi des joliesses? dit-il tout étonné.
- Heu des filles, de jolies filles… Tous les jours il s’asseyait sur la rive afin de contempler leur baignade matinale et…
- Ça sert à quoi les filles?
- Heu… pour le moment à rien Vincent, non à rien.
- C’est quand qu’il va se battre le roi Murphy?
Je lui dit d’attendre et qu’il allait mieux me comprendre.
- Donc j’étais sur la rive… enfin le roi était sur la rive et elles aimaient se faire belles pour lui. Leurs corps de déesses se mouvaient sur l’eau tandis que leur regard se portait tour à tour vers leur roi, attendant qu’il se jette avec sveltesse dans cette eau chaude et parfumée de rêves… dis-je avec une application maximale, pas peu fier de la tournure que je donnais aux évènements.
- Moi j’aime bien quand il se bat le roi Murphy.
- Ouais je vois… tu sais Vincent, Murphy il a les bras pour, il peut quand il le veut se jouer des méchants mais il faut que tu comprennes qu’il y a un temps pour chaque chose. On ne va pas foutre des gnons tout le long de notre vie, sous prétexte que cela fasse plus viril.
Je me suis couché à côté de lui, nos têtes se sont rapprochées comme pour mieux immortaliser l’instant présent, instant que je ressortirai lorsque le cœur sera en chantier, en manque de tendresse.
- On dit qu’il faut être artiste pour voir ce que les autres ne voient pas Vincent, mais on peut tromper tout ça et lorsque l’esprit est bien préparé, l’œil voit ce qu’il veut bien croire. Le mal de vivre, les croyances des autres et la peur de mal faire sont oubliés. On devient l’incarnation de quelqu’un, de quelque chose. Quelque chose de génial… enfin c’est ce que moi je crois. Si je te dis tout ça c’est parce qu’il faudra pas mal s’armer dans la vie, que rien ne sera jamais acquis et que la meilleure façon de voir le monde c’est encore de se l’inventer. Me suis peut-être mal prit, c’est bien possible et je sais que tu aurais préféré voir arriver dans mon histoire, Bertrand le nain sur son cheval rose, armé d’hallebardes et balançant toute sa quincaillerie sur Murphy.
Vincent s’est endormi, c’était inévitable. Le message n’est pas passé et pour cause, l’apprentissage n’est pas une chose facile, tellement peu facile, qu’à force de chercher son bonheur je me bute aux manques et m’accroche à mes folies multiples.
Je quittai la pièce et je rejoignis Mya qui était assise dans mon fauteuil préféré. Elle croisa et décroisa les jambes de façon ostensible et m’esquissa un léger sourire. Il y avait quelque chose de juvénile dans ce regard et une très forte envie de jouer.
Avis sur le livre par Florence
Cher Ami,
J’ai encore beaucoup de passages qui me reviennent en mémoire. Tex en visite chez sa vieille tante, la leçon de vie pour Vincent, le repas de noël, très amusant. Le Tex extrêmement désagréable avec l’adorable Maria. Même s’il me manque des références pour apprécier toute la portée de cette œuvre, je reste et resterai longtemps charmée par le personnage. Un livre à lire et à relire dans l’attente…
Avis sur le livre par Simon
« Penseur d’occasion », Le Beau Livre. Si certaines œuvres sont médiatisées sans pour autant qu’il y ait une consistance, je pense notamment à « Le Da Vinci Code » ou « Le grand n’importe quoi ». Ici il n’en est rien. L’enquête n’est pas pas définie comme étant la raison première de l’auteur (cela se ressent lors du récit), mais celui-ci met le doigt sur certains passages de l’Écriture qui ne peuvent nous laisser indifférent. Nous sommes bien loin des inepties de tous genres. Les nombreuses introspections, l’ironie, l’amour, la séduction et les contradictions du personnages sont de toutes beautés.
Avis sur le livre par Anne et Albert
Nous avons bien aimé Murphytex, ses pensées, son humanité, ses états d’âme, son évolution, ses certitudes, ses doutes.
Le thème du penseur.
Le vocabulaire qui change et qui s’adapte aux lieux ou au milieu.
La relation avec Mia, son fils Vincent, très bel exemple de la complicité de l’amour et du couple.
L’étude psychologique de la femme.
Relations avec les chefs !!
L’énigme sans solution.
Le personnage de Marie.
La documentation : Le livre sacré des Juifs (une découverte).
Très amusé par Beethoven, Goethe, Béatrice, Dante,Freud…de la sortie de Tex.
Le Tex désagréable vis-à-vis d’un con.
Le très beau final.
Avis sur le livre par Françoise Sornasse
« J’ai apprécié… c’est léger et fin!
Si pour décrire les hommes tu optes pour les « 3 C », que donnes-tu des femmes comme qualificatif?
En tout cas, sans les femmes l’auteur n’est rien! ».
« Sur un sourire, un mot, un geste, tout soudain, un homme se met à désirer une femme. Sur des critères plus mystérieux et avec un peu plus de temps bien souvent, une femme se met à vouloir un homme. J’attends les critères plus mystérieux. » Joli!
Version E-book: Livre en format pdf que je vous enverrai à l’adresse émail demandée.
Si vous le désirez, de ma patte de gaucher je vous le dédicacerai.
Prix du livre: 3 euro.
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Pour la version papier je vous invite à passer commande auprès de l’éditeur.
Editeur: Chloé des Lys
Rue de Maulde, 26
7534 BARRY
Tel: 069/847494
Fax: 070/420 693
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